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:: Où l'on parle de neige, d'araignée et d'autres choses... ::

 
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Alyssandre
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MessagePosté le: Lun 21 Sep - 11:03 (2009)    Sujet du message: Où l'on parle de neige, d'araignée et d'autres choses... Répondre en citant

[Bon allez je me lance, sinon je le ferais jamais et qui m'aime me suive. ça fait un petit bout de temps que j'ai pas jouer Alyssandre donc mes premiers posts ne seront peut-être pas très concluants je vous pris de me pardonner d'avance ! Bon Rpg à tous, tout le monde est le/la bienvenu]



La fumée. La légère fumée qui s'élevait lentement en direction des toits mais s'évanouissait bien avant d'atteindre le ciel. La nuit était calme, un peu trop peut-être pour être naturelle. La jeune femme appuyée contre la balustrade avait un mauvais pressentiment et c'était généralement mauvais signe. Peu importe, elle ne pouvait pas renoncer. D'une manière générale Alyssandre Danan ne renonçait jamais.
Et pourtant, les conditions étaient particulièrement défavorables. Il faisait froid, la neige avait étendu son blanc manteau sur la ville comme on disait d'une manière si poétique. Alyssandre se moquait bien de la beauté du paysage, elle ne voyait que les inconvénients qu'elle apportait avec elle. Ce froid tout d'abord qui lui glaçait le corps et réduisait les battements de son cœur de quelques millième de seconde mais également cette humidité qui rentrait dans ses bottes noires en accentuant le fait qu'elle était frigorifiée. Pourquoi était-elle là déjà ?
Elle secoua la tête en quittant des yeux les volutes de fumée qu'elle venait de faire avec sa cigarette et d'en tirer une nouvelle bouffée.
Quelque chose grésilla dans sa main et elle poussa un soupir en regardant la petite boîte noir d'où émanait des sons étouffés. Il était l'heure d'aller travailler semblait-il.
A regret, elle éteignit sa cigarette en la jetant dans la neige sans même prendre la peine de l'écraser d'un coup de talon. La neige se chargerait bien toute seule d'empêcher un incendie.


Alyssandre se détacha de la balustrade qui surplombait une petite allée en dessous d'elle et reprit sa route comme si cette pause n'avait jamais exister. Elle passa devant deux de ses corbeaux comme elle les appelait - ses gardes du corps toujours vêtus à la perfection de leurs indémodables costumes noirs – sans même leur jeter le moindre regard.
Ils ne la suivirent pas, conformément au plan, conformément à ses instructions à elle en vérité. Ils se posteraient là, juste à l'entrée de la place, barrant la route qu'elle venait d'emprunter à quiconque aurait eu l'audace de vouloir passer par là, elle exceptée.
Comme de dociles petits toutous, ils fixèrent la place de la ville, une main posée sur leurs revolvers chargés. Alyssandre sentit leur regard se fixer sur elle, sur ses jambes nues et la mini-jupe de son tailleur et elle dû s'avouer avec une certaine rancœur qu'elle en était presque flattée...comment pouvait-on être flattée par ça ? Elle devait vraiment être en manque ... bah peut importe, elle trouverait bien ce soir quelqu'un à inviter chez elle qui lui lécherait les bottes...ou autre chose...
Parfois son propre humour la surprenait et elle s'accorda un sourire mental suite à cette pensée.
Mais bon, il fallait bien admettre que la vie sexuelle de la fille du Directeur était assez compromise principalement parce qu'elle était la fille du Directeur. Elle avait prit tant de soin à se forger un masque impénétrable de froideur qu'il lui était difficile de le laisser tomber. Après tout, elle ne pouvait décemment pas coucher avec un membre du centre sans que celui-ci raconte à ses collègues ses prouesses d'une nuit...sa réputation en serait entachée et elle perdrait de sa crédibilité ce qui n'était pas concevable. Pour eux, elle devait être intouchable.
Non tout ce qu'il lui restait... et dont elle avait prit l'habitude de se servir...étaient ces fameux corbeaux...qu'elle virait ou faisait simplement tuer dès le lendemain d'une nuit où elle était rarement satisfaite. Une veuve noire, voilà ce qu'elle était. Exactement comme ces araignées qui tuaient leurs amants après avoir obtenu ce qu'elles désiraient.


S'imaginer en araignée ne dérangeait pas le moindre du monde Alyssandre. Certaines araignées étaient mortelles, on ne les aimait pas beaucoup et d'ailleurs nombreux étaient ceux qui les craignaient malgré leur taille infiniment ridicule. Oui, en réalité les araignées effrayaient les gens par leur réputation exactement de la même manière qu'Alyssandre le faisait. Sa réputation la précédait toujours et instaurait dans les yeux des autres un frisson d'angoisse. Sauf chez Abimaël...
D'ailleurs où était-il ? Elle ne savait pas exactement mais elle avait toujours la curieuse impression qu'il lui suffirait de l'appeler pour le voir surgir à côté d'elle ce qui à bien y réfléchir était parfaitement ridicule. Il ne pouvait la suivre jour et nuit, lui aussi avait des besoins élémentaires et des envies diverses...n'est-ce pas ?
Alyssandre ne savait toujours pas quoi faire de l'expérience. Son père, lui, aurait tout de suite trouvé une utilité à ses capacités hors-norme et n'aurait pas hésité une seconde à en exploiter le plus petit potentiel pour les bénéfices du centre d'expérience. Il en aurait fait un tueur, un chasseur de fauves. Alyssandre ne parvenait pas à se résoudre à de telles extrémités. Cela lui paraissait...du gaspillage.
Il y avait tant de choses qu'Abimaël était susceptible de faire...bon évidemment elle n'avait pas encore trouvé quoi mais ça viendrait.
En réalité, quelque chose en elle lui dictait de le protéger. Paradoxal lorsqu'on savait que c'était lui qui avait fait le vœu de la protéger elle et que d'ailleurs il était bien plus fort et intelligent qu'elle ne le serait jamais. Non, ce qu'elle voulait protéger c'était son innocence. Quelque chose qu'elle voyait parfois dans ses yeux et qui lui échappait. Elle ne voulait pas qu'il devienne comme elle, dure et froide, distante, ni comme son père, cruel et avare de gloire et de puissance et encore moins comme Shin qui l'avait tant déçu.


Le fauve qui avait été l'objet de ses plus profondes réflexions ces dernières années et pour lequel elle avait même éprouvé une pointe de respect n'avait plus grâce à ses yeux. Oh oui, elle l'avait rencontré, un hasard. Elle aurait même pu le tuer ce jour là, avec l'aide d'Abimaël mais il avait l'air tellement pitoyable...on n'achève pas les blessés comme on dit.
Ce n'était qu'un enfant qui refusait de grandir, incapable de voir plus loin que son propre petit intérêt ou celui de son clan. D'une certaine manière, il ressemblait terriblement à son père ou au Président avec leurs idées tellement arrêtées sur la guerre. « C'est pas nous qu'avons commencé ». Pathétique.
Le fauve avait fait de sa lutte une petite revanche personnel contre les hommes se souciant peu de qui il tuait. Il avait d'ailleurs voulu la tuer elle, sans même savoir qui elle était. Il ne le savait d'ailleurs toujours pas ce qui était bizarre lorsqu'on savait que tout le monde en ville l'avait vu au moins une fois en couverture d'un magasine sur une photo prise alors qu'elle ne s'y attendait pas et vantant telle chasse ou découverte.
Non, Alyssandre ne voulait pas qu'Abimaël ressemble à Shin. Elle voulait peut-être tout simplement qu'il soit lui-même, qu'il arrête de jouer au maitre et l'esclave et qu'il fasse ce que lui voulait. Mais alors...il la quitterait. Il partirait sûrement et elle se retrouverait toute seule encore une fois.


Elle cligna des yeux et se rappela qu'elle avait autre chose à faire pour le moment, quelque chose qui nécessitait toute son attention.
Alyssandre s'arrêta au centre de la place à côté de la petite fontaine dont on avait débranché le courant pour éviter que l'eau ne vienne y geler. Elle jeta un coup d'œil derrière son épaule mais les corbeaux avaient disparus, dissimulés par l'angle d'un mur.
Elle regarda les quatre autres chemins qui se trouvaient devant elles et qui conduisaient tous jusqu'à la petite place. Sa proie n'avait pas la moindre chance de s'en sortir. Non, pas la moindre.


Elle leva la boite noire vers ses lèvres et appuya sur le bouton pour parler.


« Tout est prêt ? »


« Sombrecrétin 2 en position ! » lui répondit une voix bientôt suivie par trois autres sur des fréquences similaires.


« Sombrecrétin 4 en position! »


« Sombrecrétin 1 en position! »


« Sombrecrétin 3 en position! »


Elle tiqua. Elle avait toujours trouvé les noms de codes stupides. Surtout lorsqu'en l'occurrence elle n'en avait pas besoin. Ils avaient insisté pour qu'ils respectent le protocole et furieuse elle avait accédé à leur requête...sans se douter qu'ils seraient suffisamment prêt à s'humilier de la sorte en s'appelant eux-même par ces surnoms. Elle ferma les yeux pour se forcer au calme et porta la main au médaillon qu'elle avait autour du cou, comme elle le faisait à chaque fois. Son rituel de préparation mental en quelque sorte. Puis, elle quitta le centre de la place et vint frapper sèchement à la porte d'une des maisons qui l'entourait.


« Centre Scientifique, ouvrez ! » cria-t-elle depuis l'extérieur.


Elle vit des lueurs s'allumer à l'étage et, comme elle s'en était doutée, les habitants mirent quelque temps avant de descendre lui ouvrir.
L'homme dans l'encadrement de la porte était un père de famille famélique qui avait sûrement du mal à joindre les deux bouts pour nourrir sa famille et ses trois enfants. Il parut surpris de la voir et comme toujours, Alyssandre décela la peur de son regard après qu'il l'eut reconnu.


« Mademoiselle Danan ? ... qu'... »


« Il semblerait que quelqu'un nous ai fait part du fait que vous hébergiez chez vous un invisible...je vais devoir vérifier ça. Tout de suite. »


« Mais...non nous ne...nous n'hébergeons personne ! »


Alyssandre ne se laissa pas amadouer par ses paroles et le contourna pour entrer dans la pièce. Elle aurait vite fait de faire le tour de la maison. Le rez-de-chaussé ne faisait qu'une salle qui devait être la pièce de vie de la famille. A l'étage, deux chambres.
Mais Alyssandre n'avait pas besoin de vérifier. Elle savait parfaitement qu'un invisible se terrait là, au rez-de-chaussée. Un drap et un oreiller sur le canapé encore chaud d'un corps témoignait d'un invité qu'elle ne pouvait voir.
Mais elle n'eut pas besoin de chercher bien longtemps qu'elle entendit la porte d'entrer claquer derrière elle d'un mouvement qui ne pouvait être attribué au vent. Exactement ce qu'elle attendait.
Laissant là la famille interloquée, elle sortie à la suite de l'invisible qu'elle ne pouvait voir.
Malheureusement pour ce dernier, la neige avait un avantage qui contrecarrait tous les désavantages cités plus haut : elle laissait de grandes traces de pas très faciles à repérer.
Peu importe l'invisibilité, il ne pouvait pas s'échapper.


L'homme chercha à s'enfuir par la petite ruelle par laquelle était arrivée Alyssandre mais il ne vit pas les corbeaux dissimulés dans l'angle du mur qui surgirent brusquement en lançant sur lui un filet de pêche. Il était pris au piège.
Alyssandre alluma une autre cigarette et s'avança vers sa proie qui ne se débattait même plus et avait repris son apparence visible.
Elle s'agenouilla au niveau de l'homme d'une trentaine d'année qui était allongée au sol et le contempla.


« ça fait un petit moment que tu nargues notre système de sécurité Sylvestre...il fallait bien que l'on t'attrape un jour... »


Elle fit signe aux deux corbeaux de l'emmener au centre de recherche et jeta un regard à la famille qui avait hébergé la créature en poussant un nouveau soupire. Qu'allait-elle bien devoir faire si ce n'est son devoir ? Son père devait déjà être au courant de leur crime et ils seraient jugés pour trahison. Ils étaient en guerre, ils serraient assurément condamnés à mort. Elle ne pouvait rien faire pour eux.
Le froid l'engourdissait à présent et elle frissonna en tirant un peu plus sur sa cigarette. Si les fauves ne la tuaient pas, la clope, elle, le ferait. Mais il y avait quand même plus de chance pour que ce soit les fauves et d'ailleurs elle avait le sentiment d'être invincible.
Des corbeaux s'approchèrent de la famille et ce furent des cris, véritables déchirement de douleurs et appels qui se répandirent dans la rue alors que les autres maisons restaient dans le noir, leurs habitants faisant semblant de ne rien entendre.
Comment pouvait-on ne pas entendre ça ? Ces cris d'enfants dont on enlève les parents, ces hurlements de femme lorsqu'un des corbeaux frappait son mari pour le forcer à avancer en l'injuriant. Comment pouvait-on ne rien entendre ?


Alyssandre marcha vers la balustrade loin de ses hommes, loin des villageois et se laissa tomber dans la neige. Que lui arrivait-il en ce moment ? Pourquoi faisait-elle preuve de tant de sentiments ? Le froid la prenait subitement au corps alors que ses jambes nues étaient étendues dans la neige et elle se força à se relever, à marcher encore, à errer dans les rues de la ville. Sa cigarette s'était éteinte au contact de la neige et elle ne prit pas la peine de la rallumer.
Les corbeaux paniqueraient bientôt en constatant sa disparition mais elle s'en moquait. Elle avait besoin de chaleur humaine, que quelqu'un lui donne un bon verre de lait ou de vin chaud pour que le froid qu'elle ressentait de l'intérieur s'évanouisse.
Elle entendit un bruit étouffé derrière elle et su qu'on la suivait bien qu'incapable de distinguer de qui il s'agissait. Elle était tellement fatiguée.


« Qui est là ? » demanda-t-elle un peu à cran avec le seul désir d'en finir avec cette soirée de cauchemar.


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MessagePosté le: Lun 21 Sep - 11:03 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Yann
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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 14:10 (2009)    Sujet du message: Où l'on parle de neige, d'araignée et d'autres choses... Répondre en citant

Arioche attend aussi pour rp mais il peu pas allez en ville, vous pouvez peu étres vous débrouiller pour pouvoir rp ensemble non? ^^
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:14 (2018)    Sujet du message: Où l'on parle de neige, d'araignée et d'autres choses...

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