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:: Pour secourire une expérience ::

 
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Shin
Chef des fauves
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MessagePosté le: Lun 24 Déc - 13:17 (2007)    Sujet du message: Pour secourire une expérience Répondre en citant

Il devait le sauver, c’était quelque chose qu’il c’était promit.
Shin après avoir enfiler un rapide déguisement avait réussit a entre dans la ville sans se faire remarquer, sautant de toit en toits, évitent convenablement de croiser quelqu’un.
Il était habillé comme d’habitude, c’est a dire d’un pantalon noir et d’une veste sans manche mais sa queue avait été cacher dans son pantalon et il portait sur la tête un bonnet noir pour cacher ses oreilles.
 

Avec agilité il courait sur les toits, sautait dans le vide comme si il défiait la loi de la graviter. Son objectif ? Le laboratoire. Il devait retrouver l’expérience qu’il avait rencontrer dans la forêt, le retrouver et le libérer, mais malheureusement ci celui-ci ne pouvait plus êtres sauver il serait dans l’obligation de l’éliminer. Il devait en profiter également pour sauver d’autre expérience.
 

Shin était parti seul cette foi-ci, refusant de mettre en danger la vie des sien, lorsqu’ils partiraient a plusieurs en ville se serait pour tuer le chef des humains, celui qu’on appelait le président.
 

Au bout d’un moment Shin décida de faire une pause, il s’enfonça dans une ruelle sombre et réfléchit a un plan. Kirara était resté à la maison, de tout façon le petit renard ne quittait jamais la forêt et de plus maintenant il devait protéger Sasha qui n’était toujours pas en état de se débrouiller seul.
Le chef des fauves marcha dans la ruelle, quel endroit hideux à ses yeux, vraiment répugnant. Des chats de gouttière passèrent par là et le regarda étonner qu’un être comme lui se promène dans un tel endroit.
 

Alors qu’il marchait tout en réfléchissant il entendit une voix au loin, deux hommes qui se rapprochaient d’ici. Deux ? Pas la pêne de se cacher pour si peut et un peu d’action qui ferait du bien. Les hommes arrivèrent dans la ruelle et le virent. Manque de chance ça devait êtres des chasseurs et leur instinct leur dicta que l’être qui était devant eux n’avait rien d’humains. Ils foncèrent sur lui sans réfléchir et en moins de deux Shin sauta dans les air et ratterri derrière eux, les griffes souiller de sang. Les deux hommes tombèrent en lâchant un cri, l’un avait la gorge ouverte et l’autre regardait désespérément ses organes digestifs quitter son ventre ouvert sur tout le long.
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MessagePosté le: Lun 24 Déc - 13:17 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Abimaël
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MessagePosté le: Mer 26 Déc - 13:54 (2007)    Sujet du message: Pour secourire une expérience Répondre en citant

J’étais fatigué, si fatigué. Voir même exténué, mourrant. Enfermé dans un laboratoire pendant plus d’un an, j’avais énormément de mal à me remettre à un rythme plus ou moins normal. De plus, le mot ‘Normal’ était poussé, puisque vivre avec Alyssandre n’était pas un rythme normal. Elle risquait sa vie dès qu’elle ouvrait la bouche, et le nombre de personne la haïssant dépassait de loin le nombre de personne l’adulant comme une reine. Sécuriser les endroits afin de la protéger devenait de temps autre un concept intéressant. Le tout sans qu’elle remarque que nous nous efforcions de la protéger, le tout sans monter que je suis son esclave, le tout sans croiser son père. Et surtout, le tout, tout seul.

Bien qu’adorant ma nouvelle maîtresse, je m’étais accordé une petite heure afin de visiter la ville. Plus exactement, les bas fond de la ville. C’était le plus intéressant. Dans les rues chics, il y a toujours des gens bien habillés, et tellement faux dans leur allure que cela en est déprimant. Je détestais les humains pour cela. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement montrer ce qu’ils étaient ? Je ne comprenais pas. Ce serait plus facile pour tout le monde, plutôt que de ce cacher derrière des masques de personnalité. Enfin la nature humaine était ainsi faite.

Je venais tout juste de rentrer dans les rues malfamées lorsqu’une jeune fille m’accosta. Elle était très légèrement vêtue malgré les basses températures ambiantes. Un haut noir en cuir très décolleté s’arrêtant au nombril, et une jupe extrêmement courte, et très, voir même trop, transparente. Qui l’avait habillé comme ça ? Elle avait un sourire au visage, un sourire qui sous-entendait plein de chose. Elle me voulait, elle avait envie de moi. Tout de suite.
Voilà ce que disait ce sourire.
Mais ses yeux… Mais dans le plus profond de ses yeux je vis qu’elle pleurait. Son être semblait déchiré entre le désir de survivre et un honneur bafoué. Et son cœur saignait. Mon visage toujours stoïque ne broncha pas lorsqu’elle se mit à passer ses petites mains frêles et pâles sous mon pull, essayant sûrement de m’exciter. Peine perdue. Mais elle avait réussit a faire autre chose. Son teint pâle, ses grands yeux améthyste, ses cheveux rougeoyants …


Je dégageais les mains furtives dont les caresses étaient veines. Puis je fouilla dans la poche de mon immense manteau noir. C’était un manteau extrêmement chaud offert par Alyssandre. Je sortis de ma poche un calepin, un portefeuille, un couteau et un trousseau de clés. Habillé d’une simple chemise noire, aux reflets rouges sang, rehaussant a merveille mon teint pâle et d’un long et ample pantalon de soie noir geai, le manteau me servait de radiateur. Je mis le calepin, le portefeuille et le trousseau de clés dans les poches de mon pantalon et je retirais mon manteau. La jeune fille m’observa alors, se reculant, une lueur de terreur dans le regard à la vue du couteau. J’avais peur de comprendre ce qu’elle imaginait, mais ce n’était sûrement pas ce qui allait ce passer.

J’enleva mon manteau et lui déposa sur les épaules. Elle avait fermé les yeux, s’attendant sûrement à une vive douleur. Prudemment, elle les rouvrit et me regarda sans comprendre. Je lui déposa le couteau entre les mains. Ainsi elle pourrait se défendre contre les malades qui la paierait. Elle me regarda, visiblement interloquée. Je posa une main sur sa tête amicalement, puis tout en me redressant, je commença à faire demi-tour.

Mais le monde n’était pas noir ou blanc. Le monde n’était pas utopique, le monde n’était pas un rêve. Loin de là. Alors que je n’avais fait qu’une dizaine de pas elle me rattrapa. Je me retournai, me doutant de ce qui allait ce passer. Elle avait vue mon argent, et j’avais vue sa faim. Elle me planta donc mon couteau dans ma cuisse. Effarée, terrorisée et dirigée par sa faim, elle prit dans ma poche ledit portefeuille, et elle redonna un coup de couteau voyant que je me redressais. Je protégea un point vital, il me transperça la main à la place du foie.
Et je n’avais pas poussé un cri.
Elle, en revanche, était terrorisée. Elle serrait contre elle le portefeuille et le couteau ensanglanté dans sa main. Elle me regardait avec des yeux implorants. Moi je ne pouvais pas la haïr, je comprenais trop bien ce qu’elle ressentait. Tout cela, toute cette douleur, cette faim, cette peur… Je comprenais, je connaissais. Mes yeux dans les siens, je m’accroupis devant elle, mon bras tenant celui à la main meurtris. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire.

 
 
« Ta vie… n’est pas facile. Mais je sais que … La douleur de la solitude est la plus insupportable. Je connais ce que tu ressens. Je ne te dirais pas que je te comprends parfaitement, mais je connais un peu de ce que tu vis. Néanmoins, … »

 

Je pris de ses mains le couteau plein de sang et avec un bout de ma chemise je nettoyai le sang de ses mains avec ma main propre.


« Si tu commences a te perdre dans le sang, ta vie n’en seras que plus sombre. Crois-moi. Dit toi que… Dit toi stupidement que la vie est le plus précieux de nos bien. Même si c’est utopiquement con, ça pourra peut être t’aider. »  


Elle pleurait. Elle était terrorisée. Terrorisée par ce qu’elle avait fait, par son passé, et par le sang qui coulait abondamment de mes deux plaies. Mon visage de porcelaine s’étira d’un petit sourire triste. Un vrai sourire. La fillette retira doucement sa main de la mienne. Restant un moment ainsi, elle serra soudain plus fort le portefeuille contenant un trésor, puis elle partis en courant dans la direction opposée. Les humains…

Je me redressai tant bien que mal. Même si j’avais été entraîné à ne pas sentir la douleur, je perdais rapidement mon sang. Ma queue se lova contre ma cuisse et fit tampon, ou bouchon. Je me mit marcher vers un endroit plus sombre que celui où j’étais. Je commençais à sentir la fatigue. Le froid me pénétrait comme une multitude d’aiguilles. Je me laissa choir contre une poubelle. Levant la tête, j’observa la Lune avec un intérêt soudain. C’était une lumière dans l’obscurité de la nuit. Cette lumière fut soudain remplacée par le visage du roi des fauves. Voilà que j’avais des hallucinations, ça promettait. Le sang me montait à la tête.

J’entendis soudain un cri. Baissant la tête, j’aperçus deux cadavres tomber à mes pieds. Je sortis de mon coin de poubelle histoire de voir ce qui se passait. Ma main me lançait terriblement, et ma queue couverte de sang, les poils se collant entre eux, ne servait plus à rien quant à la blessure de ma cuisse. Voilà que je revoyais le visage enchanteur de Shin. Cette fois ci c’était vraiment lui. Je l’observais comme étant la dernière image. Lentement je me redressais. Couvert de sang, remplis d’idées et de regret, j’avais oublié d’utiliser mon poison. Quel con !

La blessure de ma jambe commença à guérir, en revanche, celle de ma main serait soignable par des soins médicaux. La lame acérée avec transpercée la paume et déchirée la chaire. Le bras ballant, je me planta devant Shin. Mon regard dans le sien. C’était Shin, roi des fauves, mon idéal.


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MessagePosté le: Dim 6 Jan - 18:39 (2008)    Sujet du message: Pour secourire une expérience Répondre en citant

Shin regarda avec méprit les corps des deux humains tomber au sol dans un bruit écœurant de chair ensanglanter. Alors qu’il s’apprêta a continuer son chemin il se stoppa net, les yeux river sur la nouvelle apparition qui s’offrait a lui. La raison de sa venu était juste face a lui, recouvert de sang a le fixer sans aucune gêne.
 
Ne sachant pas déchiffrer ce que cet être lui faisait ressentir Shin resta un certain temps debout sans bouger face à lui puis enfin il fit un mouvement.
Les griffes toujours sortit il fouilla dans sa poche et en sorti un mouchoir propre qu’il utilisait souvent pour nettoyer le sang qu’il avait sur ses griffes, mais cette foi-ci il ne le sortit pas pour enlever le sang infecter des humain qui le tachait mais pour tout autre chose.
 
Il s’avança un peu ver Abimaël gardant cette méfiance encré en lui, puis il prit la main blesser de l’expérience et la banda a l’aide du morceau de tissu blanc qui se teinta rapidement d’un magnifique couleur rouge sang.
 
Shin fit très attention de ne pas aggraver la blessure puis le soin précaire enfin terminer il recula de deux pats pour garder une distance de sécurité face a Abimaël puis déclara d’un voix sur d’elle et clair.
 
- Je suis venu ici pour te trouver et t’offrire la liberté. Tout les êtres originaire de la nature doive vivre en libérer même si tu n’est née auprès des humain ta place est dans la nature.
 
Il ne le lâcha pas des yeux puis rajouta.
 
- Suis moi et je t’apprendrait tout se qu’il faut pour survivre seul … si tu refuse je seraient malheureusement dans l’obligation de te tuer.
 
C’était malheureux mais c’était comme ça. Il connaissait la force d’Abimaël et il ne pouvait pas laisser une tel force a l’emprise des humains, il devait avant tout penser a la sécurité de son peuple qu’a ses propre envies.
 
Il lui tendit une main griffu et dit toujours en plantant ses yeux bleu dans la magnifique regard de l’expérience.

- Que décide tu alors ?
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MessagePosté le: Ven 11 Jan - 23:41 (2008)    Sujet du message: Pour secourire une expérience Répondre en citant

Ma main endolorie me lançait terriblement, mais la douleur n’était rien comparée à ce que je ressentais. Qu’est ce que Shin, le roi des Fauves, faisait-il donc en pleine ville ? Surtout dans les bas fonds abîmés et malfamés de ce quartier puant l’humain à plein nez ? Qu’elle mission, qu’elle périlleuse quête pouvait il l’inciter, non pas à braver le danger, mais bien à braver sa haine et son dégoût, propres à son âme? Et pourquoi, alors que j’étais dans l’état le plus misérable possible, fallait-il que je tombe sur lui ? J’aurais préféré être resplendissant, non pas couvert de sang. En pleine forme, non pas à moitié mourrant. Déjà, je sentais dans mon corps lourd et fatigué, la douleur grandire de ma main dans tout mon corps. Etait-ce cela que l’on appelait le destin ? Ou plutôt, une coïncidence ? Si c’était ça que les humains appelaient, je détestais ce principe. J’avais du mal a garder ma concentration et beaucoup de mal à rester debout dans cette allure que j’avais en habitude : Le dos droit, le menton sortis des épaules, l’air fier. Pour le moment, la fierté n’était pas le mot d’ordre. Loin de là.

Je ne bronchai pas lorsque le fauve se rapprochait. Je n’avais pas peur. Je ne pouvais avoir peur. Je ne pouvais pas avoir peur de lui, et pour tout dire, je ne ressentais aucune peur aussi parce que mourir de sa main ne me serait pas si désagréable que la mort elle-même. Je le laissa donc approcher sans aucune once de peur. Ses yeux se plongèrent dans les miens, puis je sentis sur ma peau la sensation de chaleur des doigts effilés et légèrement rugueux du fauve. Légèrement hâlés, ceux ci semblaient habiles et précis. Mais malgré leur rugosité, le contact fut si agréable que s’en était irréel. Je ne sentis la douleur que très légèrement tant les gestes du félin étaient délicats et attentionnés.

Je songeai un instant à Alyssandre. Si je rentrais avec ma main dans cet état, j’allais sûrement me faire enguirlander. De plus, vue son état, je ne pourrais plus m’en servir pendant un bon moment de cette dite main. Un esclave avec une main en moins, à quoi je pourrais bien servir ? A rien, on est d’accord.
En plus, si elle m’ordonnait de lui expliquer le pourquoi du comment, là encore, j’allais y passer. Elle me traiterait d’imbécile finis, je la voyais venir. Peut être qu’elle n’aurait pas tort, qui sait. Précisant sans doute à quel point j’étais stupide pour faire ce que j’avais fait. Qu’est ce que j’avais fait ? Confiance. Oui, j’étais stupide d’avoir fait confiance à quelqu’un. Shin, quant à lui, me dirait sans doute que j’étais stupide d’avoir fait confiance à un humain. Et sans doute les haïrait-il encore plus après.

Lorsque je sentis que l’adorable présence avait disparus des mes cotés, je contemplai, émerveillé, ma main. J’avais encore mal. Je saignais encore. La plaie, en soit, ne s’était pas améliorée, loin de là même. La douleur ne me quittait pas. Mais le sang commençait à s’arrêter de couler. Et, mieux encore, Shin, simplement Shin, avait fait quelque chose pour moi. Il avait montré un geste de reconnaissance, ou plutôt, d’attention. Shin, pas le roi des Fauves, m’avait soigné. J’avais envie de sourire. De lui sauter dans les bras. Comme lorsque j’avais dix ans. Car, d’un sens, mon esprit avait arrêté de grandir vers dix ans. Lorsque j’étais devenu un tueur sans foi ni loi. Un assassin parfait. Une arme parfaite. Or, sous la façade de froideur et de force, se cachais mon vrai moi.
Non. La façade ne pouvait pas être brisée, dans aucun cas, c’était tout simplement impossible.
Ca devait être la blessure qui montait à la tête.
Evidement.

Enfin, la voix rude et douce à la fois du roi Félin pénétra à mon oreille comme le bruit silencieux avant que le réveil ne sonne. En même temps que je remarquai qu’il avait reculé d’approximativement deux pas. Avait il peur de moi ? Le répugnais-je ? Lui, et ses idées utopiques de liberté, est ce que la présence d’un esclave, sans croyance ni espoir, le dégoûtait-il ? Après tout, c’était possible, la dernière fois aussi, dans la forêt, il était parti. Ne supportait-il pas la vision de mon visage soumis ? Ne supportait-il pas l’idée que je sois sans conscience propre ?
A, tiens, non.
Il voulait me sauver de ma vie d’esclave.

Il était donc venu pour moi ? Moi qui me questionnais du pourquoi du comment, me voilà satisfait. Même plus que ça. Il était spécialement venu de la flore pour cette terre désolée et morte. Il avait franchi les limites. Il avait supporté les humains et leurs œuvres. Pour moi.
Juste les mots ‘pour moi’ sonnaient faux dans mon esprit, et mon cerveau enclencha la sonnette d’alarme. Il ne fallait pas que je m’attache, il ne fallait que je le crois, il ne fallait plus que je fasse confiance. C’était interdit. Ca m’était interdit.

Raaaaah ! Il n’était de toutes les manières pas que venu que pour moi ! Il était aussi, et surtout, venu pour ses idées et pour alléger sans propre conscience. Il voulait me libérer ? Mais de quoi ? De la vie que je menais ? De ma raison d’être ? Pouvait-il seulement comprendre cela ? Il me fallait un maître pour vivre. Et pour le moment, ce maître était humain. Mais rien dans mon règlement ne m’interdisais d’avoir un maître du monde naturel.
La haine avait ravivé l’affliction, qui me fit trembloter et chanceler. Plus forte, le coup porter par la souffrance sembla m’anéantir. Mais je tint bon, j’avais été dressé pour cela. N’importe qu’elle personne normale serait sûrement déjà morte à l’heure qu’il est. Mais je n’étais pas une personne. J’étais une arme, un objet.
Au point où j’en étais, est ce qu’on pouvait encore dire que j’avais le choix ? Je ne crois pas. Mais je me redressai comme je pouvais, tout en plantant de nouveau mon regard dans le sien. Ma voix s’éleva, sensuelle et sifflante, comme le long chuchotement perçant d’un serpent.



« Tu me parles de liberté tout en m’enchaînant à des principes que je devrais suivre. Je me demande bien ce que veut dire Liberté. Pour moi, liberté, c’est simplement la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle se définie négativement par l’absence de soumission, de servitude, de contrainte exercée par autrui. [Synonime d'indépendance.] Ou encore positivement par l’autonomie et la spontanéité du sujet rationnel, les comportements volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres. T’ouvre n’importe quel dico et tu trouves ça. Je ne connais rien d’autre. Et je ne comprends pas ce que ça veut dire. Je ne comprends même rien à cette guerre que vous menez, toi et les humains. Vous êtes les uns comme les autres des meurtriers, disant se battre pour une juste cause. »
 


J’étais allé très loin, et c’était bien la première fois que je parlais autant sans tabou. Sans doute parce qu’Alyssandre n’était-elle pas là. Je posai main sur le bras endolori par la douleur s’étendant dans tout mon corps. Je le serrais, espérant arrêter la circulation du sang pour qu’il ne coule plus, au risque de perdre mon bras. Puis je repris, d’une voix plus saccadée, serrant mon bras, ce qui accentuait la douleur.



« Je vais te suivre,… et t’écouter. Mais rien… Rien, ne peux te prouver que je resterais… avec toi. N’oubli surtout jamais ce que je te dis. Je… Je suis fait pour avoir un maître, et je suis crée… Crée pour obéir. Tout comme toi tu es fait pour vivre… Dans la nature. Tu me forces à obéir à tes idéaux, mais je ne pense pas que je te force à croire aux miens, puisque je n’en ai pas. »
 


Malgré la situation et mon état, je restais neutre et impassible dans mon visage. Alors j’aperçus parmi le flou de mon regard la main tendue du fauve. Ma main valide lâcha mon bras pour venir saisire celle de Shin. Puis je ne tint plus. Je m’écroula sur le fauve, ma tête sur son torse, juste sous son cou; ma main dans la sienne, et ma main meurtrie avachie le long de mon corps. La chaleur corporel du corps de Shin s’insinua en moi, réchauffant mon corps gelé par le manque de sang. Une douce torpeur m’envahit soudain. Mes yeux se fermèrent, ne pouvant les retenir plus désormais. Je me sentais si bien là. Comment je m’étais retrouvé ici, dans les bras protecteurs du roi des fauves, de Shin, je n’en savais rien. Mais si c’était ça aussi une coïncidence, alors là, juste maintenant, pour cette situation, je voulais bien y croire…


« Soit toujours là… »
 


Ce fut les derniers mots que mon esprit put dire avant de sombrer dans l’inconscience d’un sommeille qui se voulait réparateur.
Je voulais y croire, du plus profond de mon âme.

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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 13:57 (2008)    Sujet du message: Pour secourire une expérience Répondre en citant

(tien j'ai rép diréctement chez moi ^^ http://shigai.xooit.fr/t85-Retour-de-la-ville-avec-un-blesser.htm#p617 )
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